Portail politique pour étudier la révolution de l’internet appliquée au politique


Voyage, typographie & culture

 

 

 

Requieum

Cimetière des sites web disparus

Politique en ligne

ABC Politique

Fiche d’identité d’ABC Politique

Nom du site : ABC Politique
Dates clés : Juin 2000 - Juin 2004
Statut : Portail de la nouvelle politique, ABC Politique étudiait les pratiques de l’engagement social sur Internet. Il était géré par l’association ePoliteia également disparue. Le nom de domaine a ensuite servi pour héberger un site consacré à l’élection présidentielle de 2007.
Caractéristiques: Site associatif, animé par des non professionnels (ou de marginalement lié au monde de l’info). De la difficulté de faire vivre des projets associatifs...
Typo: Lithos de Carol Twombly.

 

Verbatim: ABC Politique

Yahoo!
Référencé en son temps par Yahoo! France.

 

ABC Politique : In Memoriam

Quelques copies d’écran...

ABC Politique

Il est encore trop tôt pour faire le bilan de l’influence du net sur la campagne présidentielle, mais force est de constater, qu’il n’est a priori pour pas grand chose dans le séisme politique que représente les résultats du premier tour.
Ce n’est pas sur le web, que l’extrême droite (et vraisemblablement aussi l’extrême gauche), ont bâti leurs inattendus résultats. Les personnes qui ont voté pour ces partis ne sont en effet a priori, dans leur grande majorité, pas des assidus du web, pour des raisons tout autant sociologiques (ces partis ont convaincu des personnes qui se sentent exclues du système actuel) que matérielles (la fameuse fracture numérique).
Inversement, le web a échoué a mobiliser cette population intégrée, active, connectée, qui ne s’intéresse plus à la politique mais qui utilise intensivement le web : celle-ci est massivement partie en WE, comme le prouve les inquiétants chiffres d’abstention.

Reste maintenant à espérer que cet événement va conduire nos compatriotes à user de leur droit inaliénable à décider de leur destin et d’aller voter dimanche ! La démocratie est un droit qui ne s’use lorsqu’on ne s’en sert pas a dit je ne me rappelle plus qui. Dont acte : le 5 mai, nous votons pour la défendre.

ABC Politique

A quoi sert le web pour une entreprise ? A promouvoir ses produits auprès de nouveaux clients potentiels (publicité) tout en fidélisant ses clients actuels en leur proposant informations ciblées, produits adaptés et prix attractifs.
Et il est logique de ne pas communiquer de la même manière avec ces deux cibles. Le prospect ne connaît pas l’entreprise et ses produits et n’a a priori aucune raison de s’intéresser à eux (teasing). Parfois même, il faut essayer de lui démontrer que le produit proposé est un substitut à un autre (pédagogie).
Le client en revanche connaît le produit puisqu’il l’utilise déjà. Il n’est pas intéressé par un discours publicitaire puisqu’il est déjà convaincu. En revanche, il est à la recherche d’informations précises pour l’aider à mieux utiliser ce produit, de produits complémentaires voire de prix spécifiques (il s’agit d’un bon client !). Dans certains cas, celui ou le client n’est qu’un intermédiaire entre l’entreprise et le client final, ce client intermédiaire sera également à la recherche d’éléments lui permettant de vendre le produit au client final (matériel marketing, argumentaires, etc.).
Il en est de même avec les partis politiques. D’un côté ils doivent convaincre les électeurs flottants, le « marais » de se rallier à leur programme ou à leur candidat, de l’autre, ils doivent mobiliser leurs trop rares militants et leur donner les moyens de convaincre l’électeur final. Les revues internes des partis sont trop tournés vers des initiés, intéressés par les logiques d’appareil mais aussi disposant d’une culture politique beaucoup plus développée que le citoyen lambda.
D’un côté, il faut donc communiquer de manière directe, simple, efficace, pédagogique ; d’un autre il faut communiquer de manière énergique, mobilisatrice, pragmatique. L’outil internet doit en conséquence s’adapter à cette ambivalence fondamentale.
Classiquement, les grandes entreprises industrielles (celles qui ne vendent pas directement au client final), propose le schéma suivant : aux prospects, on communique par l’outil ouvert par excellence : internet. Aux clients déjà sensibilisés et identifiés, on communique par un outil dédié : extranet. L’extranet permet de délivrer des informations à plus haute valeur ajoutée, qu’il pourrait être délicat de divulguer à des non-spécialistes (voire aux concurrents) : prix, stocks, tests de nouveaux concepts, etc. C’est un outil de dialogue privé entre l’entreprise et ses clients qui permet une quasi-personnalisation de la relation.
L’internet est ouvert à tous. Il présente de manière pédagogique, ludique, attractive les produits. Il s’adresse au plus grand nombre, des convaincus, des curieux, des sceptiques, des initiés, des néophytes. Il doit ratisser large au risque d’apparaître un peu réducteur : la simplification du discours, comme dans le slogan publicitaire, est la contrepartie de son efficacité..
Si on fait l’analyse des premières expériences internet politiques (Etats-Unis principalement, mais aussi plus timidement en Grande-Bretagne et en Italie), on constate qu’Internet a surtout constitué un outil intéressant de mobilisation des militants. Ne se rendaient sur ces sites d’information parfois riches, que les militants de tous bords, en bref les convaincus. 
En revanche, le commun des électeurs, celui dont la culture politique est faible, qui oublie de voter, celui que tout parti rêve de convaincre, ne se connectait pas plus de cinq secondes à des sites qui se rapprochaient trop de ce que les politiques faisaient déjà dans l’univers traditionnel de la communication politique.
Une conclusion s’impose :  les sites actuels des partis politiques constituent avant tout des outils militants, mais des outils militants bridés par le fait qu’ils sont ouverts à tous et donc en particulier aux militants des partis concurrents. Ce faisant, on en limite l’intérêt, en particulier d’être un lieu de débat interactif entre le parti et ses militants.
Cela implique également une refonte de la stratégie internet grand public. De la même manière, que les entreprises profitent de la révolution internet pour repenser leur manière de communiquer, de même les partis devraient en profiter pour revoir un discours qui manifestement échoue à toucher sa cible : l’électeur indécis.

ABC Politique

Haut de page

Loup occitan

ABC Politique

ABC Politique

Projet très intéressant surtout aux début de l’internet. Le web a désormais trouvé sa place dans les campagnes électorales traditionnelles. Il n’est en revanche pas sûr qu’il ait ramené au bercail de la vie publique les indifférents et les abstentionnistes.